
Lady R. et moi nous sommes retrouvés face à une araignée, endroits différents, à quelques heures d’intervalle ; la mienne était petite et charnue, une déclinaison de bruns à peine devinée sur sa toile ; elle m’a décrit la sienne comme suit : rayée noir et blanc, avec des pattes très larges : une araignée de salle d’eau. Elle a commenté : beurk, beurk, beurk. Trois fois. Mon araignée a survécu à notre rencontre, la sienne très peu à la leur. Si j’en crois le récit qu’elle m’en fait, l’araignée aurait succombé au terme d’une bataille. Je cite Lady R. : "Je me suis moi-même battue contre une énorme araignée ce matin". En 1958, Bert Gordon signait, sur le thème de l’Enorme Araignée, le film Earth vs. The Spider. Il en faisait ainsi la réclame : Bullets won’t kill it, Flames can’t hurt it, Nothing can stop it – The spider will eat you alive. Bon, là, oui, d’accord : bataille…
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