mardi 9 septembre 2008

Les souvenirs de Lew Archer



Salon du Livre de Paris, il y a quelques années. Peter Jackson a parcouru un chemin certain depuis Bad Taste (1987) ; de réalisateur confidentiel, il popularise à présent la sociologie Hobbit et la géographie de la Terre du Milieu, à grande échelle. The Lord Of The Rings, donc, tiré de l’œuvre éponyme de J.R.R Tolkien (1892-1973), qui déferle sur le monde et agrège des armées de dévots instantanés. Contexte. Salon du Livre de Paris, il y a quelques années. Un jeune écrivain italien (Tiziano Scarpa ?) est, à cette heure de la matinée, le seul auteur en rencontre sur le stand Christian Bourgois. Seul avec sa modeste pile de romans, environné de montagnes de Seigneur des Anneaux (traduit et édité chez Bourgois dès 1972), regain commercial oblige. On imagine, rêveur, les questions et autres demandes de dédicace qui l’ont amené à installer face à lui une feuille pliée sur laquelle on peut lire : JE NE SUIS PAS TOLKIEN.

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