
1971, Laissez bronzer les cadavres, Jean-Patrick Manchette en collaboration avec Jean-Pierre Bastid, et cette réplique vers la fin du roman : Chez moi, il reste toujours une bouteille quelque part. J’en ai planqué partout. Le chiendent, c’est que je me rappelle rarement où, comme le consul. Alcool, évidemment, bouteille de gnôle de paysan, épaisse et brune, nullement raffinée. Style Manchette. Mais comme le consul ? Quelques dix ans plus tôt, dans sa préface à l’édition définitive d’Au-dessous du volcan de Malcom Lowry, vendue sous bandeau Tous les critiques sont d’accord : voici LE CHEF-D’ŒUVRE, Maurice Nadeau écrit : Il existe une étrange confrérie : celle des amis d’Au-dessous du Volcan. On n’en connaît pas tous les membres et ceux-ci ne se connaissent pas entre eux. Rhizome. Indice. En avril 1969, Manchette relit Au-dessous du volcan ; il conclut : magnifique livre (Journal 1966-1974). Il est à la même époque déjà question d’un polar intitulé Les cadavres bronzent avec indifférence. Voilà : le consul, Geoffrey Firmin, Yvonne, l'alcool, le dévalement, les bouteilles cachées... However he was drinking tequila again now – and with no clear idea how he’d returned so quickly and found the bottle [he’d hidden]. Les confréries pratiquent les signes de reconnaissance.
